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CyclismeTests de FTP et de puissanceIntermédiaire 31 min

Test de Wingate à vélo : 30 secondes pour mesurer ton sprint

Le test de Wingate adapté au home trainer : 30 secondes à fond contre une résistance élevée et fixe. Tu en tires ta puissance de pointe, ta puissance moyenne et ton indice de fatigue. Une demi-heure avec l'échauffement, pour cyclistes habitués aux sprints.

Profil de la séance6 blocs

L'essentiel

Durée
31 min
Cible principale
150–250 %FTP7 Z7 · Neuromusc.
Temps à la cible
1 min
Charge estimée
18
Structure
30″ à 150–250 % FTP
Niveau
Intermédiaire
Matériel
Home trainer connecté · Capteur de puissance

La séance en détail

FTP

Temps par zone

  • Z120 min
  • Z210 min
  • Z71 min

Ce que donnent les cibles

Les cibles de la séance, en watts pour trois FTP de référence
CibleZoneTempsFTP 200 WFTP 250 WFTP 300 W
150–250 %7Neuromusc.1 min300–500 W 375–625 W 450–750 W

Fais cette séance sur ton compteur ou ta montre

Fais le test sur ton compteur, guidé bloc par bloc. Entre ensuite ta nouvelle FTP : toutes tes séances suivent.

À quoi sert cette séance

Ce test ne fait pas progresser : il mesure tes qualités anaérobies, celles que la FTP ne voit pas. Il en tire trois chiffres :

  • la puissance de pointe, ta moyenne la plus haute sur 5 secondes, presque toujours au tout début : ton explosivité ;
  • la puissance moyenne sur les 30 secondes : ta capacité anaérobie, celle des attaques, des sprints longs, de la piste ou du cyclo-cross ;
  • l'indice de fatigue, la part de ta puissance de pointe perdue en route.

Un indice élevé signe en général un profil explosif, qui démarre très fort et s'éteint vite ; un indice plus bas, un profil plus résistant. Aucun n'est meilleur dans l'absolu : tout dépend de ce que tu cours.

Pour qui

Les cyclistes en bonne santé, de niveau intermédiaire ou plus, déjà habitués aux sprints : pistards, adeptes du cyclo-cross ou des critériums, et tous ceux qui veulent connaître leur profil au-delà de la FTP. Ce test ne donne pas de FTP : pour mettre tes séances à jour, fais plutôt le test en rampe. Si tu ne connais pas encore ta FTP, renseigne une estimation : les cibles ne servent ici que de repères.

Quand la placer

En début de bloc, ou toutes les 4 à 6 semaines : c'est un repère courant. Pour suivre un travail de sprint, refais-le au début et à la fin du bloc. Fais-le reposé, après un ou deux jours faciles, et mange comme avant une séance dure. Il est court mais très exigeant : ne le cale pas la veille d'une séance importante, et garde toujours le même home trainer, le même réglage et le même braquet.

Comment la faire

  1. Échauffement

    15 min

    5′ à 45–55 % FTP + 5′ à 56–65 % FTP + 5′ à 66–75 % FTP

    15 minutes progressives, de 45 à 75 % de ta FTP, par paliers de 5 minutes. Les descriptions du test conseillent deux ou trois accélérations courtes pendant l'échauffement : glisse-les dans les derniers paliers, sans aller à fond.

  2. Récup

    5 min

    5′ à 45–55 % FTP

    5 minutes faciles, à 45–55 % de ta FTP, pour arriver frais au départ. Règle ton home trainer pendant ce temps : mode ERG désactivé, résistance élevée et fixe (niveau ou pente constante), ou un gros braquet que tu ne changeras pas.

  3. Test

    1 min

    30″ à 150–250 % FTP

    30 secondes à fond, dès le premier coup de pédale et jusqu'à la dernière seconde. Ne te garde aucune réserve : la puissance va chuter, c'est le principe. La plage de 150–250 % de ta FTP, soit 375 à 625 W pour une FTP de 250 W, n'est qu'un repère pour la moyenne, pas un plafond.

  4. Retour au calme

    10 min

    10′ à 40–55 % FTP

    10 minutes très faciles, à 40–55 % de ta FTP. Continue de pédaler juste après l'effort, sans t'arrêter net. Puis le calcul : indice de fatigue = (pointe − plus faible moyenne sur 5 s) ÷ pointe × 100. 900 W de pointe, 500 W sur les 5 secondes les plus faibles et 650 W de moyenne donnent un indice de 44 %.

Ressenti

Maximal. Les 10 premières secondes donnent l'impression de voler, les 10 dernières sont très difficiles : les jambes brûlent et la cadence s'effondre malgré toi. Trente secondes, sur le papier, ce n'est rien. Des nausées sont possibles après l'effort. Repère : 10 sur 10.

Erreurs fréquentes

Se garder une réserve

Le test mesure ce que tu perds en route : si tu gères ton départ, ta pointe sort trop basse, ton indice de fatigue aussi, et le profil obtenu n'est pas le tien. Pars à fond dès la première seconde, même si tu sais que la fin sera pénible.

Changer de vitesse pendant le test

Passer un pignon change la résistance, et tes chiffres ne se comparent plus à ceux du test précédent. Choisis ton braquet avant le départ et n'y touche plus.

S'arrêter net

Après un effort de ce type, un arrêt brutal peut provoquer un malaise. Continue de pédaler doucement pendant plusieurs minutes, même si tu n'en as aucune envie.

Comparer avec des valeurs de laboratoire

En laboratoire, la résistance est fixée selon le poids de corps sur un ergocycle mécanique. Sur home trainer, tu ne la reproduis pas : ton résultat ne se compare qu'à tes propres tests, faits avec le même réglage.

Pour qui ce n'est pas adapté

Avant de la faire

  • Être habitué aux sprints maximaux et en bonne santé.
  • Un home trainer réglable en résistance fixe et une mesure de puissance seconde par seconde.

À éviter si

  • Tu as fait une séance intense la veille.
  • Tu as une douleur au genou ou au dos : l'effort contre une forte résistance la sollicite beaucoup.
  • Tu es malade, en reprise, ou tu as un doute sur ton état de santé : demande un avis médical avant un effort maximal.

Origine et niveau de preuve

Niveau de preuve
Bonne preuveNiveau 4 sur 5

Test développé au Wingate Institute, en Israël, dans les années 1970, et synthétisé par Bar-Or (Sports Med 1987) : 30 secondes à fond sur ergocycle contre une résistance proportionnelle au poids de corps (0,075 kp par kg dans le protocole standard), avec puissance de pointe, puissance moyenne et indice de fatigue. C'est depuis un test de laboratoire de référence pour la puissance anaérobie. La version sur home trainer, avec une résistance fixe choisie par le cycliste, reste une adaptation : elle n'a pas été validée en tant que telle. La plage en % de FTP, l'échauffement et le retour au calme sont des choix Wattson. Bilan : bonne preuve pour le test de laboratoire ; sur home trainer, un résultat comparable seulement à lui-même.

Sources

  • Bar-Or O., Sports Med 1987;4(6):381-394

Questions fréquentes

Comment calculer l'indice de fatigue du test de Wingate ?

Prends ta puissance de pointe, ta moyenne la plus haute sur 5 secondes, et la plus faible moyenne sur 5 secondes, en général à la fin. Indice de fatigue = (pointe − plus faible) ÷ pointe × 100. 900 W de pointe et 500 W en fin d'effort donnent 44 % : tu as perdu 44 % de ta puissance de pointe en 30 secondes.

Quelle résistance choisir sur home trainer pour le test de Wingate ?

Désactive le mode ERG et choisis une résistance élevée et fixe, un niveau ou une pente constante, ou un gros braquet. Elle doit être assez forte pour que ta cadence chute nettement sur la fin, sans t'empêcher de lancer le sprint. Note ton réglage et garde-le pour tous tes tests suivants.

Le test de Wingate donne-t-il ma FTP ?

Non. Il mesure tes qualités anaérobies : ta puissance de pointe et ta capacité à tenir un effort très court. La FTP, la puissance que tu tiens environ une heure, se mesure avec un test plus long, en rampe ou de 20 minutes. Les deux tests se complètent pour dessiner ton profil.

Test de Wingate ou séance de sprints de 30 s : quelle différence ?

Le test est un seul effort, fait reposé, pour mesurer. La séance de sprints répète le même type d'effort, quatre fois ou plus, avec de longues récups, pour s'entraîner. Le test peut servir de point de départ, puis de contrôle à la fin d'un bloc de sprints.

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