Plus c'est intense, mieux c'est ? L'étude de Stephen Seiler en 2013 suggère que non. Il a comparé trois séances, chacune faite à fond de façon égale : 4 × 4 minutes, 4 × 8 minutes et 4 × 16 minutes. Le 4 × 8 a donné les plus gros progrès, sur la VO₂max comme sur la puissance au seuil. L'idée retenue : cumuler plus de temps à une intensité un peu plus basse, juste au-dessus de ton seuil, peut rapporter davantage que des efforts plus courts et plus durs.
C'est une séance de VO₂max qui travaille aussi le seuil : à 102–110 % de ta FTP, tu n'es pas au maximum de ta consommation d'oxygène dès la première minute, mais tu t'en approches au fil de chaque effort, et les 2 minutes de récup ne laissent pas tout redescendre. Une autre étude, plus large, nuance ce résultat : à charge égale, l'ordre des formats n'a pas changé grand-chose.
Quand la placer
Dans l'étude, les cyclistes la faisaient deux fois par semaine pendant sept semaines, avec le reste en endurance facile. Une à deux séances intenses par semaine restent un bon repère, avec un jour facile entre les deux et aucune la veille d'une course. Pour l'aborder, prends 3 à 4 minutes de récup les premières fois, puis réduis-la à 2. Ensuite, garde la structure et laisse la puissance suivre ta FTP.